Le Clair de Lune

Chroniques de l'ordre du Clair de Lune, sur le jeu World of Warcraft, serveur Kirin Tor (EU)
 
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 Le Soleil Éteint

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Luman'dil Murmefeuille
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MessageSujet: Le Soleil Éteint   Mar 17 Nov - 0:41

Voici un petit épilogue que j'ai écris avec ma passion pour les Sin'dorei. J'espère qu'il vous plaira autant qu'il m'a plu à écrire malgré qu'il ne soit pas encore terminé.

Citation :

Chapitre 1 : D’où vient ce soleil ?


Je regarde le soleil aujourd’hui, tout ce que vois n’est que du vide, une longue étendue vide, qui semble chercher une certaine vérité alors que ce monde est pourri jusqu’à la racine. Un Soleil Éteint, voilà ce que je vois, un soleil qui ne brille plus, qui pleure, qui attends peut-être que quelqu’un le rallume, une simple flammèche peut-être, mais c’est impossible, car ce monde est pourri et restera pourri…

Pourquoi quand je lève les yeux je le vois, lui, ce soleil sombre, alors que d’autres disent qu’il rayonne et imprègne notre peule d’une douce lumière qui nous permet de rester debout, pourquoi je ne vois pas ce soleil, pourquoi je ne peux plus le voir ? Je cherche encore plus loin, mais sans pour autant m’attarder sur les détails, mon regard de braise sur ces nuages l’accompagnant dans ce ciel bleu qui semble se rapprocher un peu plus d’un turquoise froid, sans vie, je ne comprends toujours pas ce regard aveugle, où est ce soleil qui m’a tant fait avancé ? Où est-il ? Et puis, qu’est-ce que cela ne rapporterais au finale, ce monde est mort, pourri, sale, il me dégoûte et y vivre me dégoûte encore plus, mais il m’est impossible d’enfoncer cette lame dans mon cou pour apaiser cette souffrance qui s’amplifie de jour en jour dans ma chair mutilé, pourquoi je ne peux pas le faire ? Pourquoi ? La peur ? Mais, la peur de quoi ? J’ai combattu mes peurs par le passé, il est maintenant impossible aujourd’hui que je ressente la triste et putride sensation de la peur parcourir mon esprit. Je dois enfoncer cette lame, en finir… en finir immédiatement, je dois le faire, car si je ne fais pas, qui le fera ? Qui ? Peut-être ce Soleil Éteint ? Non, même lui qui est en ce jour noir ne pourrais m’aider à mettre fin à cette longue et dure épreuve, la vie. Je me demande maintenant si vers les collines verdoyantes un monde de bonté et de grâce m’attend, je ne le sais pas. Est-ce que je mériterais tout simplement une place dans ce monde parfait avec tout ce que J’ai commis ? Est-ce que je peux vraiment faire patrie à nouveau d’une communauté normale ? Est-ce que je le peux ? J’ai tant combattu, j’ai tant défendu et maintenant cette question me roule dans la tête, car je sais déjà la réponse. Je suis une pourriture, tout comme ce monde et ce soleil me le démontre encore une fois ce soir avant qu’il aille ce coucher.

Est-ce une torture éternelle ? Peut-être ? Mais, pourquoi me faire souffrir pour des ordres dont je ne savais pas la signification ? Pourquoi me faire cela à moi, celui qui observait encore ce soleil dans le ciel, quand il brillait encore, pourquoi moi ? Il se joue de moi, oui c’est cela je ne voie pas d’autres solution, il se joue totalement de moi, car il sait que je suis faible à L’intérieur, ma prestance n’est rien face à lui, il voit à travers ce sombre voile qu’ont appellent âme. Donc, je suis pris sur cet échiquier ? Comme un simple pion ? Un misérable pion qui attend juste à être sacrifié pour pourvoir mettre le Roi en échec. Il faut jeter l’échiquier par terre, faire tomber toutes les pièces du jeu d’un coup.

Peut-être suis-je plus comme une marionnette ? Avec laquelle ont peux jouer des heures à mêler les cordes, puis les larves arrivent, elles arrivent pour ronger le bois qui constitue la marionnette violée. Il faut couper ces cordes et tuer ces larves. La réponse restera cachée selon moi.

Mais, comment tout cela a bien pu commencer ? Pourrais-je m’en souvenir ? Est-ce que je veux m’en souvenir une dernière fois avant d’avoir le courage d’en finir avec ma vie ? Est-ce que je le veux ? Je me pose trop de question, mais je m’offre peu ou jamais aucune réponse claire… Si je pouvais me rappeler de cet instant où tout commença, peut-être que tous ces songes et ce Soleil Éteint disparaîtront de mon esprit ? S’ils ne peuvent pas partir, j’aimerais au moins avoir enfin la force de faire couler mon propre sang. Il faut me rappeler, oui, me rappeler…

Je dois me concentrer pour tenter d’imaginer une fois encore la chaleur et la couleur rassurante du soleil, je ne le vois pas entièrement dans toute sa splendeur mais, cela sera bien assez pour pouvoir me rappeler… Une fois encore, ces événement hanteront mon esprit brisé, mais ainsi je pourrais voir à travers cette épaisse brume qui brouille ma vue… Par le Soleil… Aide-moi !
Chapitre 2 : Cette ombre me sourit


Les vagues dansaient sans crainte sur la coque du navire qui était calmement reposé au port de Quel’thalas. Le vent était bon, tout à fait favorable pour partir d’un port. Le ciel était d’un bleu azur étincelant et le soleil était chaud et brute sans pour autant être déplaisant. Les nuages offraient parfois des pauses ombragées qui étaient fortement rafraîchissante. Le parfum du cuir durci par les rayons solaires, le bruit des hommes qui garnissaient le bateau d’une bonne marchandise dans la cale et le chant des faucons-dragons qui virevoltaient autour des mâts étaient maître mot de ce début de matinée au cœur du Royaume elfique.

Le Jour-d’Argent, un navire de guerre thalassien. Il avait été longtemps le Justicier des eaux de la Grande Mer. Appartenant à l’armée thalassienne, le Jour-d’Argent était sans aucun doute le vaisseau militaire qui avait coulé le plus de navires pirates qui provenaient du Sud de Kalimdor et le plus de vaisseaux espions Kal’dorei arrivant de l’Ouest. Ce bateau était tout simplement un travail acharné et qui démontrait bien les valeurs et la force de notre Peuple. Nombreux charpentiers réputés avaient participés à la construction du navire elfique. Il était un bijou pour Lune-d’Argent, beaucoup de marin et d’officier de la marine thalassienne parlaient de lui et de ses performances navigatrices. Ce Justicier de bois était la preuve même de l’essence de la détermination et de la finesse typique des Sin’dorei.

Le Jour-d’Argent était grand, il mesurait plus de vingt-cinq mètres de long sur huit mètres de large. Le bois pour sa conception avait été présélectionné dans nos forêts printanières par nos Forestiers et Forestières les plus qualifiés et qui connaissant les chênes les plus solides et les plus magistraux de tout Quel’thalas. Sa coque était coupée dans une forme d’épée allongée, elle brillait aux rayons de notre bon Soleil et elle reflétait l’ambition noble du peuple maudit. Sa poulaine était façonnée d’une imposante lance argentée qui fracassait les eaux et les navires ennemis avec succès. Son pont était toujours propre et dorée. Ses deux grands mâts où s’ornaient de majestueuses voiles en tisse-soleil provoquaient une illusion de miroir doré qui semblait selon les dires des marins à son bord, les voiles chantaient au ciel et au soleil.

C’est ainsi que moi, Chevalier Danastar Brille-Sang aperçut le noble vaisseau de guerre. Quand je mis le premier pied sur le pont du Jour-d’Argent je me sentais fier et pur, je sentais que tout mon Peuple comptait sur moi et sur mes compagnons pour libérer notre Puits de Soleil de l’immonde et traître Kael’thas Haut-Soleil. J’avais beaucoup peur des horreurs que j’allais trouver à Quel’Danas, mais repenser à tout ces citoyens et citoyennes qui me souriaient et m’applaudissaient mon Ordre et moi me réchauffait le cœur et mes peurs s’envolaient. À mon arrivée sur le bateau, un sous-officier de l’Opération du Soleil Brisé nous salua. Il se tenait droit et son regard qui nous transperçait, qui donnait aux membres de l’Ordre des Chevaliers de sang choisit pour renverser l’ancien Prince et ses sbires en Quel’danas, un courage époustouflant.

Il portait une armure argentée, effilée de longue banderoles de soies rouges vins. Son tabard était celui de l’Opération du Soleil Brisé, suspendu sur celui-ci quelques dizaines de médailles d’honneurs et de courages. Son bouclier était un agencement de divers métaux précieux et était orné du blason officiel de Lune d’Argent, notre cité à tous. Son épée, élancée et légère était conçue d’argent pur, le pommeau de la lame était sculpté dans un artisanat noble, évoquant bien sa Maison d’appartenance, les Aube-Soir. Il éleva ainsi la voix, puissante et claire.

- Mes Frères ! Le temps est venu ! Vous de l’Ordre des Chevaliers de sang avez été choisit pour renforcer les assauts de l’Opération Soleil-Brisé !

Il continua sur un ton fort et remplit d’honneur.

- Ensembles ! Nous allons bannir ces abominables démons qui se sont dressés contre notre Puits ! Nous allons les détruire ! Nous fracasserons les portes de la Terrasse des Magistères, là où ces pleutres de Lamesoleils cache le Traître, Kael’thas Haut-Soleil !

Le sous-officier leva sa lame bien haute, semblant percer les rayons de l’astre de feu. Je n’avais jamais rien vu de tel. Par de simple mot il pouvait faire vivre en nous la force de combattre jusqu’à la mort pour notre Nation. Mes confrères et consœurs levèrent aussi leur lame vers le ciel, criant et proclamant humblement le noble Sin’dorei qui se présentait devant eux. Après quelques secondes, les cris se calmèrent. Les Chevaliers discutèrent tous en autres eux, sauf moi qui restais dans mon coin, appuyé contre la rambarde du navire, après tout je ne voulais pas déranger mes compagnons. Le Jour-d’Argent partit ainsi du Nord des Royaumes-de-l’Est pour rejoindre l’île de Quel’danas située à l’extrême nord.

Le bateau naviguait sans soucis sur la mer qui était calme. Le soleil baissant en altitude, l’eau était ainsi dorée, telle une mer d’or pure, calme et sereine. Je pouvais déjà apercevoir Quel’danas au loin. De puissant chênes qui reflétaient leurs larges feuilles orangées vers la douce chaleur des brises, de l’herbe verte, fraîche et respirant une santé éternelle, le village d’Aubétoile qui bordait les rivages de l’île sainte, mais la Terrasse des Magistères n’était pas encore visible à cette distance. Je n’entendais aucun cri, aucun bruit d’acier se briser l’un contre l’autre, tout était très calme. Je ne voyais aucun démon ou traître de Lamesoleil attaquer le village, tout était trop calme pour une guerre contre les énergies gangrenées elles-mêmes. Cependant, Athalor Aube-Soir ne semblait aucunement inquiété de ce calme monstrueux. Pas un murmure ne vivait sur le pont du Jour-d’Argent.

Tout les regards étaient rivés sur les berges de l’île, tandis que moi maintenant j’évitais, je ne sais toujours pas pourquoi. Ce n’était pas la peur, n’y la mélancolie qui m’empêchait de les observer. Le bateau avançait lentement sur la mer morte, à cette distance la Terrasse des Magistères pouvait être retenue des brumes du soir. Je levais les yeux vers la plus haute tour de ce lieu magique. Je voulais admirer se qui restait de cette Antre arcanique.

Au sommet de cette flèche. Une ombre. J’ai pourtant maintes et maintes fois cligné des yeux pour être sûr que ce n’était pas une vulgaire hallucination. L’ombre me fixant. C’était assuré. Nous étions distancé par quelques centaines de mètres, mais elle voyait et moi aussi. La tâche sombre avait une silhouette elfique, de laborieuses ailes déchirées et mordues par la gangremagie et puis deux larges cornes pointues ornaient sa tête, preuve de son allégeance au Seigneur des Ténèbres, Sargeras. Un démon, sans aucun doute maintenant. Je ne sais pas pourquoi… Mais, cette forme démoniaque me souriait. Je ne les pas vu sourire, mais au fond de moi, j’étais sûr de l’endroit où il me fusillait du regard, il souriait. Aucune peur encore là, mais une étrange sensation.

Quand notre embarcation était à environs cent mètres des rivages sableux de Quel’danas, nous pouvions voir le massacre qui s’y passait. C’était horrible. Le mot massacre n’était pas assez fort pour exprimer se que mes compagnons et moi voyons, mais Sire Aube-Soir restait de marbre comme si rien ne pouvait l’atteindre.
Des vagues de faucons-dragons noirs passaient au-dessus des maisons d’Aubétoile, chevauché par des envahisseurs Lamesoleil. Les traîtres étaient vêtues des mêmes armures que mon Ordre, mais ils possédaient le tabard des Solfuries, un symbole de parjure et de Haute-Trahison absolu pour les miens. Un phénix rouge. Leurs archers-chevaucheurs tiraient sans relâche sur les faibles défenses des membres de l’Opération Soleil Brisé déjà présent. Les remparts que l’Opération Soleil Brisé avaient établit aux sacrifices de nombreuses vies Draeneï et Sin’dorei succombaient aux attaques intempestives des ennemies. C’est là que nous avons pu constater à bord de notre vaisseau d’argent que le village d’Aubétoile nous échappait, la moitié étant déjà sous possession Solfurie. Perdre Aubétoile signifiait aussi perdre notre puits adoré, perdre notre source.

[Chapitre 3 en cours...]
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